samedi 24 octobre 2009

Le plus exquis des jouets pour perroquets.

Chronique domestique et savoureuse…

C’est l’automne qui nous arrive encore une fois avec sa foisonnante moisson et, pour le plus grand bonheur de mes voyous, le retour du plus exquis des jouets pour perroquet : LA CITROUILLE!

Ce n’est un mystère pour personne, les jouets pour fourrager sont les no.1 au palmarès de nos perroquets, a fortiori, si ceux-ci ont l’amabilité de se laisser totalement néantiser… Et notre bonne vieille cucurbitacée géante d’automne remplit ce rôle à merveille. Elle saura procurer (pour vraiment pas cher), des heures de plaisir à notre Coco-toujours-avide-de-nouvelles-distractions, en plus de lui fournir une orgie de vitamine A, si précieuse pour nos oiseaux.

Vous le savez maintenant, avec mon armada d’une quinzaine de têtes de plumes, dont quelques géants, je ne suis pas une fervente adepte du jouet spécialisé "perroquet" et hors de prix, qui de toute façon ne durera que le temps que dure une rose (1-2 jours max). Sous le bec avide de mes petits hooligans emplumés, rien ne résiste (rien du tout j’entends), alors j’ai choisi la voie de l’originalité à peu de frais, et ce, pour leur plus grand délice. Mes perroquets sont toujours au poste quand l’activité est goûteuse et distrayante.

1er jouet :
On tranche notre citrouille en de larges anneaux à suspendre (avec de la corde de coton ou de sisal) ou à déposer (solidement) sur le parc de l’oiseau. Je laisse tout le bazar pendouiller à l’intérieur de la citrouille : les graines et filaments, et je ne retire pas la chair. Mes oiseaux s’installent directement à l’intérieur de cet anneau savoureux et le dépiautent confortablement perchés sur ce perchoir improvisé. Je vous jure que ce jouet vous procurera des heures de tranquillité familiale… (en plus d’un bon bain pour Coco à la fin de l’aventure).


2e jouet :
Je pique la citrouille sur une tige d’acier inoxydable vissée directement sur une des tablettes qui ceinturent la volière du BBB et je laisse mes moujingues faire leur boulot de perroquet : fourrager et détruire.







Philippe s’est procuré une tige filée d’environ 1 mètre en acier inoxydable ( $10. chez Rona, pour les Québécois) ainsi que quelques écrous et disques (washers) aussi en inox. Cette tige était enduite d’huile (je ne sais pas pourquoi), il nous a donc fallu procéder à un lavage sérieux de ladite tige (et autres quincailleries) et, bien entendu, ce lavage s’est déroulé sans la présence des oiseaux, dans une pièce bien aérée et éloignée de la volière du BBB (1er lavage au solvant (Varsol) – bien rincer, 2e lavage au savon dégraissant industriel-bien rincer, 3e lavage au savon pour la vaisselle- bien rincer et sécher).

Philippe a scié cette tige en quatre pièces égales (les parties sciées doivent être passées à la meule d’établi afin d’éviter les éraflures) et a ensuite percé des trous dans les tablettes de la volière pour y insérer les tiges filées. Il a fixé le tout avec les disques et les écrous… Pas plus compliqué que ça!




Il ne me restait qu’à bien laver la peau de ma citrouille et ensuite la piquer sur la tige métallique, et le tour est joué. Le temps de me retourner, mes piranhas à plumes s’étaient déjà mis à l’œuvre… Tout un succès!

Ces tiges font d’excellentes brochettes à fruits et légumes pour les perroquets (essayez un épi de maïs pour voir… hé…hé…). Par contre, il vous faudra penser à retirer ces brochettes des tablettes après utilisation afin d’éviter que Coco ne s’y empale en se posant sur la tablette :-(

Le prix de reviens de chacune de ces brochettes à délices est d’environ $3.50… ça ne vaut pas le "coût" de s’en passer…


La citrouille est une courge d’hiver qui peut être conservé pendant 3 mois dans un endroit frais, sec et aéré. Moi, je fais toujours une (très) bonne provision de ces "jouets" et, à raison de 2 citrouilles par semaine, on fait durer le plaisir jusqu’au mois de janvier… Top cool!

samedi 10 octobre 2009

L’élevage des perroquets dans le respect et sans intervention…

... Bien oui... Ça se fait!

On m’a encore fait parvenir une de ces histoires d’horreur, comme celles que je reçois à la tonne, celle du bébé perroquet cédé à l’âge de 2 mois à un néophyte qui sans le savoir a causé des torts incroyables à l’oisillon, simplement parce qu’il avait envie d’acquérir le perroquet le plus jeune qui soit et que l’éleveur n’a rien fait pour l’en dissuader. Ce petit, après un passage forcé à l’hôpital vétérinaire (pour sous-alimentation et bactéries diverses) a aujourd’hui développé cette manie si caractéristique du gris d’Afrique « de compagnie » : le picage (de tout son petit corps) et ce… à l’âge de 3 mois…. Grrrr….

Vous qui me lisez connaissez bien ma position sur les méthodes d’élevage contemporaines de nos perroquets que nous chérissons tant. Je veux naturellement parler de la méthode tordue du nourrissage à la main (EAM), qui ne sert en rien (mais alors pas du tout) à la socialisation du jeune perroquet, mais en contrepartie, profite copieusement au porte-monnaie de l’éleveur qui n’hésite pas un instant à retirer les oisillons de la rassurante et essentielle présence des parents naturels pour (bien oui) se substituer à ces derniers. Ce qui nous produit systématiquement (d’une manière absolue et constante) un oisillon totalement imprégné à l’humain, c’est-à-dire, reconnaissant « filialement » l’humain comme étant l’espèce à laquelle il appartient (ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir de junior).

Lorsque je dis « profite à l’éleveur », il faut comprendre que le perroquet fait partie des espèces à maturité très longue, qui ont conséquemment une longue période de dépendance juvénile et dont les parents prennent soin attentivement pendant plusieurs mois. Conséquemment, peu d’espèces sont prêtes à entamer une seconde nichée dans l’année (ce qui au bout du compte ne rapporterait à l’éleveur qu’une production de 2 ou 3 oisillons par couple et par année…) pas très rentable ça!

En retirant les oisillons du nid ou plus radicalement les œufs dès la ponte pour les placer en incubateur, il sera naturel pour cet animal proie qu’est le perroquet (qui est programmé pour réagir à la prédation en remplaçant sa couvée perdue) de refaire une nouvelle nichée peu de temps après la disparition de la première. Si l’éleveur agit de la sorte 2 ou 3 fois dans l’année, bien voilà, il vient de doubler ou même tripler sa « production de bébés » pour l’année, et par le fait même, doubler ou tripler les profits… Je peux comprendre la prise en charge de l’oisillon dans le cas d’un (réel) sauvetage, lorsque les parents, par manque d’expérience ou perturbés par la captivité, mettent en péril la vie de l’oisillon (comme ça se fait chez les chiens), mais ce genre d’intervention devrait demeurer dans le domaine du marginal et non pas être une pratique méthodique et appliquée selon des règles édictées depuis nombre d’années par des éleveurs de l’ère du jurassique.

Le plus révoltant de l’histoire (de profits), c’est qu’encore plusieurs éleveurs ne procèdent d’aucune déontologie et cèdent l’oisillon à peine emplumé et certainement non sevré, à des clients (sans expérience on s’en doute bien) en leur vendant les mêmes foutus clichés éculés (mais qui fonctionnent encore si bien) - « il est nourri à la main, il est donc apprivoisé à l’humain » - « si vous le nourrissez vous-même, il va s’attacher encore plus à vous » et blablabla… Un lecteur m’a même avoué ne pas avoir eu le choix de prendre son petit ara à deux mois (même pas emplumé) parce que l’éleveur l’avait menacé de céder l’oiseau (réservé depuis plus d’un an) à un autre client intéressé… Ce genre de chantage ne se passe pas au Zaïre ou au Gabon, ça se passe ici chez nous au Québec!! Quelle honte!

1. Un perroquet imprégné (EAM) n’est pas un perroquet apprivoisé… c’est un perroquet dont l’identité sera perturbée jusqu’à la fin de ses jours!

2. Le perroquet n’est pas sensé avoir de pulsions sexuelles avec un individu d’une autre espèce (l’humain). Chez les perroquets, la formation du couple ne s’accomplit pas arbitrairement : c’est (normalement) l’accouplement entre phénotypes semblables qui assure un appariement positif. Cette sélection provient de l’EMPREINTE SEXUELLE et de l’ISOLEMENT SPÉCIFIQUE (qui chez l’EAM, est bien entendu… humain).

3. Pour les amateurs qui auraient envie de nourrir et sevrer eux-mêmes leur petit perroquet afin que plus tard, cet oiseau soit fou de vous et qu’il vous choisisse en tant qu’humain chouchou « conjoint », retenez ces quelques règles (vraiment de base) :

a) Le perroquet qu’il soit captif ou libre, choisira comme compagnon de vie un individu apparenté, mais pas trop étroitement.

b) Chez les perroquets, un mécanisme anti-inceste évite que les frères et sœurs, parents et rejetons ne s’accouplent, et ils ne manifesteront aucune intention ou activité sexuelle envers un individu qui leur est trop apparenté (ces mécanismes demeurent obscurs pour les éthologistes : les chercheurs parlent de reconnaissance de la parentèle, ou d’inhibitions sociales).

c) Alors dites-vous (une fois pour toutes) que si vous faites figure de « parent » pour votre petit perroquet, vous ne pourrez alors jamais faire l’affaire en tant que « conjoint »… il risque de regarder tout simplement ailleurs, vers un autre humain (puisqu’il est imprégné) … Alors, il ne vous restera que vos larmes pour pleurer… Vous aurez tout loupé et sur toute la ligne!



À quoi ça sert l’imprégnation?
Bien oui, l’empreinte (l’imprégnation) ça sert à quelque chose… Non ce n’est pas une nouvelle originalité de ma part (comme certains de mes épistolaires éleveurs le suggèrent)…

Je vous la joue scientifique (paraît que ça a son importance) :

Éthologie : L’empreinte désigne la PERSISTANCE et la STABILITÉ EXTRÊME qui caractérisent les préférences acquises au cours de la phase sensible du jeune perroquet.

L’empreinte protège les informations biologiques importantes relatives au caractère de l’espèce et son irréversibilité protège les acquis de la phase sensible … afin qu’ils ne soient pas occultés par des expériences ultérieures inadéquates pour la survie de l’espèce.

L’impression filiale induit l’empreinte sexuelle de l’oiseau (caractéristique du parent, de l’espèce).

L’empreinte fait partie de l’instinct de survie des animaux et qu’on se le dise une bonne fois pour toutes… elle est irréversible!



Photo provenant de Mme Sylvie Ageon-Fabre de Murs en France qui me précise dans son courriel :
« Voici pour éventuellement servir vos travaux la photo de mes deux kakarikis à front rouge : Sailor et Lula. Sur la photo ils ont deux mois et ... ils ne sont PAS EAM, ni manipulés au nid, ils sont simplement curieux, pas peureux et tellement sociables ! »


Voilà Madame Ageon-Fabre, votre photo va servir (je le souhaite) à démontrer qu’il est aussi possible et facile d’apprivoiser de jeunes perroquets (avec une identité de perroquet) qu’il est facile et naturel de le faire avec un chiot ou un chaton qui pourtant, ont reçu une imprégnation à leur propre espèce et qui ont eu la chance de passer le temps qu’il fallait avec leur mère. Merci beaucoup (énormément) pour votre témoignage et cette magnifique photo de vos petiots :-)

L’imprégnation pathologique du perroquet EAM à l’humain est la SOURCE MÊME de la plupart des problèmes du comportement que développera « le perroquet de compagnie » en grandissant et, à ce phénomène, aucune éducation (même la plus positive qui soit) ou clicker, ni même votre présence ou la tonne de jouets que vous offrirez à Coco ne pourra rien y changer. Les seuls qui peuvent y changer quelque chose sont les éleveurs qui refuseront d’infliger un tel traitement aux oisillons, ainsi que vous, M et Mme client, qui refuserez de céder au chantage d’un éleveur véreux et cynique.

Aucun animal ne mérite d’être traité de la sorte, on ne traite pas un chien comme ça… alors, pourquoi l’accepter avec les perroquets, je vous le demande. Est-ce qu’on retire le chiot non sevré à sa mère pour le nourrir soi-même afin qu’il soit plus gentil avec l’humain? (Bien non, et anyways, il n’y aurait aucun avantage puisque l’éleveur devra tout de même attendre les prochaines chaleurs de la chienne; ce qui n’est pas du tout le cas chez les perroquets).
Un chiot dont l’imprégnation serait pathologique (à l’humain) développerait les mêmes problèmes de comportement que nos perroquets! C’est connu et reconnu chez les chiens, alors, pourquoi diable se refuse-t-on à le reconnaître chez les perroquets?

Le lobbying des éleveurs est fort, très fort. Il ne faut surtout pas contrarier l’éleveur (certains sont d’un genre (réellement) irascible et vindicatif) qui veut continuer son petit commerce en paix et surtout, que personne ne vienne mettre son nez dans ses affaires. Le bien-être de l’oisillon qu’il va fourguer à l’amateur plein d’amour et de bonne volonté, mais totalement inapte à prendre en charge le sevrage ou la socialisation de son petit trésor à plumes… Ça rapporte combien ça??? Rien? … Alors, qu’est-ce qu’on en a à foutre ???


Une lectrice (Mme Marie Ducrocq) m’a déjà écrit que mon texte sur l’EAM était courageux, justement parce que l’influence des éleveurs est très forte dans le milieu des perroquets.

Je ne sais pas, Mme Ducrocq, si c’est du courage ou une « écoeurantite aiguë » de ma part, et même si ça m’attire les foudres de tous ces « embecqueurs à la main » qui se disent professionnels (on est professionnel quand on vend un produit bien fait et surtout… fini), je vais continuer de dénoncer cette situation. Parce que je suis découragée de voir de jeunes perroquets complètement inadaptés à leur milieu et de devoir soutenir ces « propriétaires » de perroquets qui s’auto-flagellent en se répétant qu’ils ont mal fait, qu’ils ne sont pas de bons « parents » et qui culpabilisent à mort chaque fois que leur perroquet s’arrache une plume de plus ou hurle à fendre l’âme lorsqu’ils quittent son champ de vision.

Non, les comportements inadaptés de vos perroquets ne découlent pas tous de vos interactions avec vos oiseaux, loin s’en faut….La source est trop souvent beaucoup plus profonde.

Apparemment (et fort heureusement), ce ne sont pas tous les éleveurs qui agissent de la sorte. Avant-hier, j’ai eu une très réjouissante surprise : un certain M. Partick Laffont est venu se présenter à moi par courriel et, croyez-le ou non, ce monsieur serait un éleveur qui respecte assez ses oiseaux pour laisser parents et progéniture vivre ce qu’ils ont à vivre ensemble… C’est un extra terrestre ou quoi ce type…?

Sur son site Perrok World M. Laffont nous dit même que ce n’est pas du tout compliqué pour lui et je le cite :

« Le principe de la manipulation au nid repose essentiellement sur un concept très simple qui consiste à laisser au couple de reproducteurs (les parents) le soin de nourrir et d’élever leur progéniture de manière naturelle tout en permettant à l’éleveur d’avoir une approche sociabilisante des poussins.

Le deuxième principe fondamental réside dans le fait que ce travail sera réalisé à proximité immédiate du nid afin qu'il associe l’homme au mieux à un membre de son groupe social, au pire à un objet non dangereux. Ces deux principes sont mis en œuvre selon des moyens très simples : le toucher et la parole. »


De plus, il semblerait que cette façon de faire lui soit beaucoup moins contraignante en tant qu’éleveur :

« Peu de contraintes liées aux horaires, au matériel, à la surveillance… - Résultats d’imprégnation proches de l’EAM » (je crois qu’il veut dire apprivoisement).

Et le plus merveilleux de l’affaire… il y voit même des avantages qui ne sont pas d’ordre pécuniaire, mais qui découlent plutôt de la compassion et du respect de ses perroquets (un extra-terrestre je vous dis) :

« Méthode très douce de sociabilisation. - On maintien l’oiseau dans un contexte d’élevage naturel, en laissant le soin aux irremplaçables parents d’élever leur progéniture. - Il n’y a aucun risque pouvant mettre en danger le poussin manipulé (hormis peut-être de le laisser chuter) - Le MAN ne justifie pas un surcoût important à la cession puisqu’il n’y a pas d’arguments en ce sens. Le temps passé à la faire, c’est du plaisir. »

N’allez surtout pas croire que je sois la « green » totale qui fait une pub d’enfer à un monsieur qu’elle ne connaît même pas. En fait oui, je le suis un tout petit peu, mais depuis le temps qu’on me demande des références d’éleveurs qui travaillent en respectant la nature des oiseaux qu’ils élèvent, pour une fois qu’il y en a un qui se présente, je vais me gêner tiens!

Le préambule est alléchant M. Laffont, il me fait présager d’un bel avenir pour nos perroquets et je nous souhaite que vous ne cédiez jamais à l’appât du gain (ce qui me ferait regretter amèrement ma petite
« pub de greeny » ).

Pour les éleveurs où éventuels adoptants qui voudraient discuter avec M. Laffont, celui-ci offre un forum de discussion sur son site Internet. Alors, pourquoi ne pas y faire un petit détour … juste ici

Si, comme M. Laffont, il y a d’autres éleveurs qui agissent avec compassion envers nos oiseaux chéris, faites-vous connaître que diable…. On attend que ça nous! Je n’ai aucune inhibition à me transformer en reine de la « plug » quand ça vaut le coup!


Dans un autre ordre d’idée;

Je voudrais demander à tous ceux qui m’ont écrit dans la section « Parlez à Johanne » de prendre un ti-peu leur mal en patience. Depuis la publication du « Parlez à Johanne », je déborde littéralement… J’ai reçu énormément (vraiment énormément) de courriels et je ne fournis pas à la tâche. Je réponds personnellement à chacune des lettres dans leur ordre d’arrivée, alors, je répondrai aussi à la votre soyez-en assuré. Ce w-e, je dois rentrer mes fleurs (pas le choix, il commence à geler ici) et m’activer au jardin, mais promis, je m’y remets dès lundi matin :-) Bonne fête de l’Action d Grâce!



jeudi 13 août 2009

Renforcement indirect

Hier, quand Philippe m’a fait parvenir les courriels de la journée qui m’étaient adressés, je suis tombée sur cette lettre d’une lectrice qui s’inquiète (avec raison) des répercussions du côtoiement de son perroquet avec un autre oiseau qui manifeste un comportement non désirable (crier). Houlà, je vois les problèmes (faciles) qui se pointent le bout du nez, telle une pléiade de petits diablotins lubriques, tous moins censurables les uns que les autres, se jetant sur une jeune vierge (jeune fille ara macao de 3 ans qui ne crie pas) une fraîche soirée d’été… Le sujet n’en demeure pas moins sérieux et mon intervention ici en sera tout autant sérieuse (je le jure…).

Voici la lettre…
"Bonjour j'ai un amie qui fait des reno chez lui ,il ma demander de garder sont ara,comme j,en n'est une aussi je lui est dit oui, elle est super gentille mais elle crie beaucoup sa fait 2 jour que nous l'avont et je lui est promie 1 mois comment faire pour quel cesse de crier,je ne veux soutout pas que la mienne se mettre a crier la mienne ses ara macao 3 ans et la sienne ses ara bleu et or 12 ans. s v p donner moi un conseil .merci laurraine s."


En premier lieu, il est tout à fait normal que l’ara de 12 ans de l’ami de Laurraine démontre des comportements d’anxiété et ait recourt aux appels de liaison (cris) pour tenter d’entrer en contact avec son partenaire de vie ou son groupe social (à lui). Il ne comprend pas la situation, il est inquiet et cherche désespérément un agent sécurisant dans ce nouveau milieu.

Bien entendu, lorsqu’on cohabite avec un ara qui ne ressent pas le besoin de hurler pour communiquer, on n’a surtout pas envie que ça change. Alors, l’idée serait de ne pas en créer le besoin et surtout, d’indiquer clairement à notre propre perroquet que cette nouvelle "forme de communication" … n’en est pas une!

La facilitation sociale
La facilitation sociale est à la base même des apprentissages d’un perroquet: c.-à-d. que l’oiseau apprendra à répéter un comportement (qu’il n’aurait peut-être jamais produit par lui-même), s’il est stimulé par l’observation d’un modèle, surtout si ce modèle reçoit une conséquence considérée agréable et désirable par l’observateur. À ce moment, l’oiseau-observateur reçoit un renforcement indirect à imiter le comportement du modèle, puisque ce comportement rapporte. Ainsi, le perroquet de Laurraine pourrait apprendre à reproduire le comportement du perroquet invité en observant toute la séquence du début (hurlement) jusqu’à à la fin, soit l’intervention de Laurraine… la conséquence.

Si cette conséquence semble réjouissante (Laurraine regarde, parle ou se dirige vers le perroquet qui hurle, ou pire, lui offre une gâterie ou un jouet dans le but de le faire taire… ) le perroquet-observant recevra cette conséquence (agréable) tel un renforcement positif à agir (crier) tout comme le fait le l’oiseau-modèle, simplement dans le but d’obtenir les mêmes avantages que celui-ci.

Comprenez-moi bien, le perroquet de Laurraine n’imitera pas le comportement de l’oiseau-invité pour le plaisir de hurler avec lui; il ne reproduira ce comportement que si celui-ci annonce une conséquence agréable, s’il constate que ce comportement pourrait lui rapporter un avantage.

Ici, l’ara de Laurraine apprendrait alors à réagir à la réponse, et non pas au stimulus qui l’aura provoqué. C’est comme ça qu’on crée souvent (sans le savoir) une dysfonction de la communication :

1. L’oiseau invité crie parce qu’il est anxieux (pour entrer en contact avec des visages familiers) et reçoit une conséquence agréable, disons, l’attention de Laurraine.

2. Le perroquet de Laurraine (qui n’est ni inquiet, ni anxieux) reproduira le même comportement (crier)… mais pour une tout autre raison : il criera simplement pour recevoir l’attention de Laurraine . Le comportement aura acquis un autre sens pour l’oiseau de Laurraine (mais sera tout aussi désagréable). Le comportement deviendrait alors porteur d’une signification de communication. Crier = recevoir de l’attention. À partir de là…on est dans le bouiboui!

Ainsi, la réponse (réaction) de Laurraine aux hurlements du perroquet de son ami ne devra jamais ressembler (ni de près et ni de loin) à une conséquence qui se révélerait séduisante pour son propre oiseau. Il est certain que l’ara-invité aura besoin d’être rassuré, mais de lui répondre lorsqu’il émet le comportement (crier) ne le rassérénera pas; il apprendra simplement à faire venir Laurraine vers lui. Et malheureusement, le perroquet de Laurraine fera aussi le même apprentissage.

Maintenant qu’on a décortiqué le mécanisme, je fais ma réponse à Laurraine.

Réponse
Prévenir la manifestation du comportement (crier) demeure encore votre meilleure solution (ce n’est que pour un mois) en laissant l’oiseau-invité explorer ce nouvel environnement qu’est votre demeure (lorsqu’on explore on n’a pas le temps de crier), en ayant des interactions avec lui en compagnie de votre propre perroquet, et tout ça, AVANT qu’il ne commence à hurler (jeux, manger, vous accompagner dans une activité – télé, vaisselle, etc.). Si la chose est possible (tests vétérinaires), placez l’oiseau en situation d’interrelation avec votre perroquet: même perchoir, même cage, même pièce, mêmes jouets, etc.- de cette façon, en observant votre perroquet ou la relation de celui-ci dans ce milieu (vous, environnement ou activité), l’ara de votre ami y gagnera en sécurité et sera renforcé positivement à interagir avec ce milieu plutôt que de s’en inquiéter.

Naturellement, il vous faudra faire bien attention aux réponses que vous donnerez à l’ara-invité lorsqu’il manifestera le comportement (crier).

Idéalement la réponse devrait être: pas de réponse. Vous ne le voyez pas ni ne l’entendez. S’il n’obtient pas de réponse de votre part au comportement (crier), si celui-ci ne rapporte rien du tout, votre perroquet ne verra aucun avantage à le reproduire et l’ignorera… tout simplement.

L’oiseau de votre ami est inquiet (anxieux) et vous seule pouvez remédier à la situation. L’ara ne cessera de crier que dans la mesure où l’environnement lui sera moins inconnu, moins inexploré et en conséquence, moins menaçant à ses yeux.

Inversez la vapeur en faisant de VOTRE perroquet le modèle, et l’oiseau de votre ami … l’observant. Si le modèle est confiant lors d’interactions avec vous, si l’activité semble agréable et qu’elle rapporte (récompense et attention), l’ara-invité aura aussi envie d’en être et conséquemment, si vous l’y faites participer, il sera plus calme et votre "mois de gardiennage" se transformera en colonie de vacances autant pour votre perroquet que celui de votre ami, et tout le monde sera content ;-)

vendredi 7 août 2009

Tout ce qu’on ignore et qu’on ne devrait pas…

Hier soir, j’ai visionné un reportage bouleversant de l’émission «Envoyé spécial» à TV5, à propos d’un désastre écologique éminent causé par…. tenez-vous bien…les crèmes solaires…

C’est incroyable comme on est ignorants, l’humain est réellement en train de détruire la planète par bien sûr, des polluants extraordinaires tel le pétrole, les gaz à effet de serre et autres cochonneries du même genre, mais aussi, et de façon insidieuse, par des petits riens (auxquels on ne pense même pas) mais qui ont un énorme impact sur la faune et la flore… c’est vraiment décourageant.

Les crèmes solaires en question
«Un reportage de Stenka Quillet, Diana Anghel et Matthias Denizo« Chaque année, 15 millions de tubes de crèmes solaires sont vendus en France. Mais ces crèmes solaires sont-elles sans danger ? Des études affirment aujourd’hui que les filtres contenus dans ces crèmes ont des effets nocifs sur la santé et sur l’environnement. Les filtres chimiques, qui protègent contre les UVB et les UVA, joueraient dans l’organisme un rôle comparable à celui des œstrogènes et pourraient entraîner un déséquilibre hormonal. On retrouverait des molécules de ces filtres jusque dans le lait maternel. Ces crèmes présenteraient un autre inconvénient. Elles seraient nocives pour l’environnement. Notamment pour les récifs de corail. 4000 tonnes de résidus de crèmes solaires se déposent chaque année sur des massifs coralliens. Des chercheurs spécialisés en biologie sous-marine ont établi que 10% d’entre eux sont déjà affectés par ces substances. Leur maladie est visible à l’œil nu. Ils blanchissent et meurent. Une catastrophe écologique quand on sait que les coraux sont l’un des écosystèmes majeurs de la planète. Alors que faire ? Certaines marques écologiques ont tenté de réagir en remplaçant les filtres chimiques par des filtres minéraux naturels. Mais ces filtres naturels (dioxyde de titane et oxyde de zinc) font débat, car ils sont suspectés de pénétrer l’épiderme et d’entrer dans la circulation sanguine sans qu’on en connaisse encore réellement les effets. Alors peut-on se protéger du soleil sans affecter notre santé et notre environnement ? Réponses dans cette enquête surprenante menée auprès des dermatologues, des fabricants et des scientifiques
».

Je vous invite à visionner ce remarquable reportage d’Envoyé spécial

Quand je pense à la quantité de crème solaire que j’ai introduit dans la Méditerranée ce printemps passé… ça me rend malade!

mercredi 5 août 2009

La volière du BBB part VIII

Voilà un petit moment de repos bien mérité avec ma pire calamité, maître ès destruction massive.














On arrive au dernier billet de la série consacrée à la volière du BBB. Évidemment, tout n’est pas encore entièrement terminé, il reste quelques balançoires et babioles à installer, rénover la table de jeu qui trône normalement au milieu de la volière et mettre un peu de couleur sur les murs, quoique je ne sois pas trop doué côté ti-dessins, mais une chose à la fois, comme me le dit toujours ma mère, le travail ne va pas se sauver… il va m’attendre bien sagement… :-)

J’espère vous avoir inspiré un peu quant à l’idée d’enrichir l’environnement de vos amours à plumes. Nos oiseaux ont besoin d’un milieu stimulant pour évoluer de façon saine et équilibrée. Bien sûr, on n’a pas toujours l’espace nécessaire pour offrir à nos oiseaux un vaste environnement, mais par contre, on a tous de l’imagination et un minimum de créativité pour adapter ce qu’on a à la faveur de nos Cocos…. J’ai une amie (coucou Steph) qui vit dans un tout petit appart (1 ½ pièce) avec ses deux perroquets et, croyez-moi, elle a réellement réussi à faire des miracles ; un petit bijou d’enrichissement du milieu pour ses oiseaux :-)

Le mot d’ordre est : soyons créatifs… parce qu’ils le valent bien!

Maintenant, reste à savoir combien de temps ça va durer. Bah! Pas grave, on recommencera tout le bazar le printemps prochain!



























lundi 3 août 2009

La volière du BBB part VII

Babioles et frivolités


1. Molly et Elmo



2. Molly et Clémentine



3. Pablo et Gazou



4. Molly


5. Morgane et Maria






















6 et 7. Cherchez l’erreur! – Clémentine



8. Toute volière devrait posséder sa chaise berçante, outil indispensable aux moments de tendresse et aux câlins. Naturellement, il ne faut pas trop être attaché aux biens matériels lorsqu’on installe un de ses meubles dans une volière de piranhas. Molly, bien perchée sur ma chaise, semble attendre quelque chose de moi…





9. Bon… puisqu’elle ne vient pas… je change de crémerie!



10. Qui va à la chasse perd sa place... - Quita et Elmo.

vendredi 31 juillet 2009

La volière du BBB part VI

Des perchoirs et des arbres

1. Ce n’est pas un secret de polichinelle, tous les oiseaux aiment grimper aux arbres.
– Molly, Clémentine, Lilianne, et Morgane cachée tout en bas.



2. Quita, Lilianne et une demie-Morgane.



3. Elmo et Lilianne en pleine parade de séduction…
So Cuuute!



4. Pour les perroquets, c’est Noël tous les jours. C’est pourquoi les arbres
doivent toujours être bien garnis. –Quita.



5. Bilbo est du même avis.



6. Pour faire un pont entre les arbres et la perche, on a enroulé de la corde
de coton, autour d’une autre corde de coton. - Molly, Elmo, Chichou et Lilianne.



7. Remarquez encore le disque d’acrylique au plafond....
une sage précaution. – Quita.



8. La plus super balançoire chouchou, elle mesure 4 pi (1.22m) et a été conçue
exprès pour mes moujingues par Line et Bernard de chez Zoo-Max . Les jouets suspendus
de chaque côté de la balançoire proviennent aussi de cette compagnie.
– Molly (Elmo, Quita, Clémentine et Morgane en arrière –plan).



9. Dégage… c’est MA balançoire chouchou. –Molly et Elmo
(Peanut, Clémentine et Pablo en arrière-plan).



10. Par contre, certaines sont admises à y séjourner.
- Molly et Clémentine (Peanut en arrière-plan).



11. Et en profitent pour inviter un copain.
- Clémentine et Pablo.



12. Quita et Bébé sur cette même balançoire… avant réfection de celle-ci.